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Jean-Philippe Vincent – Qu’est-ce que le conservatisme ?

Le conservatisme a mauvaise presse en France. Il faut dire qu’il n y a jamais vraiment été représenté : Paul Reynaud le regrettait déjà durant l’entre-deux guerres, la France n’a jamais véritablement connu de parti conservateur, les partis de droite s’y révélant toujours libéraux ou réactionnaires [1], mais jamais véritablement conservateurs. Le principe même d’une « idéologie conservatrice » est vue chez nous avec suspicion, qu’on la suspecte d’être une excuse pour le maintien du statu quo ou, pire, la Réaction avançant masquée.

Il en va différemment dans d’autres pays, et notamment chez les anglo-saxons, où l’idéologie conservatrice et les partis qui la portent sont des éléments historiques du paysage politique. Ainsi en est-il du Parti Conservateur au Royaume-Uni et du Parti Républicain aux États-Unis.

Que recouvre donc cette idéologie ? C’est ce que Jean-Philippe Vincent dans le présent ouvrage, Qu’est-ce que le conservatisme ? (2016), se propose d’expliquer. Comme indiqué précédemment, le conservatisme est une idéologie en soi : elle n’est pas l’immobilisme, pas plus que la réaction ou le traditionalisme. Du point de vue des conservateurs, le conservatisme est d’abord un style de pensée et d’action : le conservateur se veut précautionneux, il pense que des changements sont nécessaires mais que les édifices politiques et sociaux sont fragiles, il pense que ses capacités d’agir sont modestes, il privilégie donc la réforme, modérée et bien dosée, quitte à ce qu’elle soit lente, et rejette les aventures et les révolutions. Le conservateur croit au progrès, mais pense qu’il est limité et qu’on ne l’obtient qu’en réformant la société avec précaution.

Cette description est utile, mais, si l’on s’en tenait là, le conservatisme ne serait qu’un progressisme en plus lent. A ce style, et découlant en partie de lui, le conservatisme associe plusieurs convictions fortes, qui font qu’on ne peut pas confondre les convictions conservatrices avec des convictions progressistes modérées.

En premier lieu, que la pensée et les capacités d’action humaines sont limitées. L’Homme ne peut pas tout comprendre, il ne peut pas tout faire – il a déjà bien du mal à changer le monde tel qu’il est -, et il ne doit pas l’oublier, sous peine de tomber dans l’hubris – la révolution, l’utopisme, etc. Au-dessus de l’Homme se tient Dieu, ou en tout cas la potentialité qu’il existe un Dieu.

Ces limitations amènent à préserver ce qui existe déjà et est donc précieux : le concret, le présent, l’ordre, qui a été forgé au fil de l’histoire humaine par l’expérience, et qui prend sa forme dans les coutumes et les traditions. Ce n’est pas à dire que ces coutumes, ces traditions, cet ordre sont immuables (ce qui est la vision des traditionalistes) : au contraire, « pour les conservateurs, la tradition est vivante : elle est une façon de vivre dans le présent, celui-ci contribuant précisément à enrichir la tradition qui est constamment en formation. » (pages 23-24). Il en ressort que « [l’objet du conservatisme] est de préserver le meilleur de la tradition en lui permettant de survivre par les réformes qui peuvent s’imposer » (page 18).

L’ordre conservateur repose sur deux piliers : la liberté et l’autorité. Alors que pour les libéraux la liberté concerne d’abord les individus, les conservateurs estiment qu’elle concerne autant les communautés naturelles, c’est à dire les groupes sociaux dans lesquels vivent les individus : la famille, l’Eglise, la collectivité locale, la nation, les associations et, bien sûr, l’entreprise. Comme pour les libéraux cependant, la liberté repose d’abord et avant tout sur la propriété, et la principale menace à cette liberté vient de l’État : le régime politique idéal des conservateurs est donc un Etat fonctionnant selon le principe de subsidiarité, où un maximum de compétences sont dévolues aux échelons capables de les assumer, et où l’Etat central n’en conserve qu’un reliquat. Cet État central doit lui-même sévèrement limiter ses actions par des règles auxquelles il ne doit pas déroger. D’abord pour garantir la stabilité du fonctionnement de la société : l’interventionnisme discrétionnaire mène à des effets secondaires souvent imprévus et à l’instabilité, alors que la régularité de l’action publique mène à la confiance des acteurs privés envers l’État. Ensuite pour éviter tout arbitraire de la part de l’État : la démocratie comporte le risque inhérent de se transformer en dictature de la majorité, « or, l’oppression des minorités est un des faits les plus constants de l’histoire économique et sociale depuis 1945 » (page 209). Cette restriction du pouvoir étatique, du point de vue conservateur, doit se concrétiser dans l’éclatement de la structure étatique elle-même, en transférant une partie du pouvoir à des agences indépendantes (et donc non soumises au « piège de l’électeur-médian »), et dans des mesures d’ordre constitutionnel interdisant expressément certaines actions de l’État – ainsi, « il conviendrait donc de préciser dans la Constitution que le taux effectif de taxation des revenus de l’épargne ne saurait, par exemple, dépasser 20% du revenu avant impôt. Ce serait, là encore, un grand progrès démocratique et économique » (page 214)

Le deuxième pilier de l’ordre est donc l’autorité : ce concept ne doit pas s’entendre ici dans le sens usuel lié à l’autoritarisme, mais dans le sens spécifique que lui attribue le conservatisme, qui lie l’autorité et la liberté. Plutôt que l’autorité exercée par la force (ce qui est le pouvoir – utilisé généralement par l’État), les conservateurs privilégient une autorité naturelle, obtenue en raison de l’expérience, de la connaissance, de la place dans le corps social, à l’image de la signification que l’on donne à l’autorité lorsque l’on parle par exemple d’un « savant faisant autorité dans son domaine » : l’obéissance est ici librement consentie, et non imposée. L’autorité s’accompagne également de responsabilités, autre notion inséparable de la pensée conservatrice. Avec les droits vont des devoirs. L’individu que son travail aura rendu riche devra par exemple penser au bien commun, par exemple en intervenant en tant que philanthrope pour la cause des pauvres. Mais cette sorte de comportement ne saurait être imposée par la loi ou automatisée par l’impôt : elle doit d’abord venir des individus eux-mêmes.

« Les conservateurs (…) n’ont pas la naïveté de croire que les résultats sociaux du laisser-faire sont à tout moment optimaux. Le conservatisme a une vocation sociale très affirmée, cependant il considère que les enjeux de redistribution ne sont pas de la compétence de l’Etat, mais qu’ils doivent être le plus possible décentralisés au niveau des communautés naturelles – familles, Eglises, communes -, mais également d’organisations ou de sociétés où se déploie le principe de subsidiarité – sociétés de secours mutuel, sociétés charitables, sociétés d’assurance et de prévoyance.

(…)

Il y a un point capital qui a bien été mis en valeur par Bertrand de Jouvenel à propos de la redistribution dans son Éthique de la redistribution. L’étatisme redistributif qui a pris naissance aux Etats-Unis avec le New Deal et qui s’est poursuivi avec la bureaucratisation de la redistribution après-guerre, que ce soit en Grande-Bretagne ou en France, ne répond pas à un enjeu de redistribution, mais à un enjeu de pouvoir : il ne s’agit pas d’accroître le degré réel de redistribution, mais de transférer la capacité redistributive du secteur privé vers le pouvoir. Le but de ces opérations n’était nullement d’améliorer le bien-être des populations (les dérives de l’État-providence l’illustrent) mais d’ajouter de nouveaux pouvoirs au pouvoir » (pages 89 et 90)

Les paragraphes précédents me semblent rendre compte de façon honnête du propos de l’auteur et de sa vision du conservatisme. Cette vision est, dans son livre, présentée honnêtement dans l’ensemble : le style est plat mais clair, la réflexion posée, de nombreux auteurs convoqués, il y présente tour à tour la doctrine et le style conservateur, ses penseurs les plus récents (Röpke, Soljenitsyne…) et leurs efforts d’actualisation, quelques éléments sur la vision économique des conservateurs et l’avenir qu’il envisage pour le conservatisme. Quelques fois, l’auteur fait montre de parti pris : les conservateurs seraient liés au concret et au présent alors que les progressistes seraient dans l’idée, le futur et l’utopie, penser sans Dieu est un hubris, Cicéron et Aristote seraient des conservateurs (non pas juste des précurseurs du conservatisme mais bien des conservateurs !) et, plus caricaturalement, il est incapable d’attribuer l’étatisme ou la redistribution à autre chose que l’envie :

En effet, le conservatisme considère qu’il y a incompatibilité absolue entre la liberté et l’égalité, si l’on réserve, toutefois, le cas de l’égalité devant la loi. Cette opposition conservatrice peut sembler excessive, mais elle a deux fondements qu’il convient d’examiner de près, l’un moral, l’autre dogmatique. Sur le plan moral, la méfiance instinctive des conservateurs vis-à-vis de l’égalité tient à ce que celle-ci n’est généralement qu’un prête-nom. Sous l’appellation trop générale d’égalité, d’autres sentiments sont à l’œuvre ; ce sont la jalousie et surtout l’envie, qui, selon les époques, se colorent d’apparences trompeuses : égalité réelle, égalité des chances, justice sociale, lutte contre les inégalités, des droits pour tous, notamment. Helmut Schoeck, Bertrand de Jouvenel et Robert Nisbet ont bien montré à la fois comment ces avatars de l’envie exerçaient une œuvre profondément destructrice de la liberté et de la propriété, mais aussi comment certaines idéologies (le progressisme et le marxisme) instrumentalisaient l’envie, s’en faisaient un fonds de commerce, pour parvenir à leurs fins de conquête du pouvoir. S’il est vrai, comme le disait Emerson, que « l’envie est un impôt et que toute distinction et tout avantage doivent s’acquitter » et qu’il est difficile d’imaginer une société sans envie il est stupéfiant de voir les progrès accomplis par l’envie dans l’esprit public depuis 200 ans. Aujourd’hui, non seulement l’envie n’est plus regardée avec réprobation, mais elle est encouragée, flattée, légitimée. Sous le prête-nom de justice sociale, elle dispose pour s’assouvir d’u  bras séculier très puissant : le pouvoir. (…) La mise en œuvre de ces droits opposables se révélera impossible, [et] d’autre part ces droits manqueront leur but, en ce que, comme Cyprien de Carthage l’avait noté dans son traité sur la jalousie et l’envie, l’envie ne réclame pas une égalisation des conditions, mais la destruction du bénéfice ou de l’avantage dont jouit autrui. C’est une passion totalement négative, toujours insatisfaite et finalement profondément destructrice. Et c’est pour cette raison morale que les conservateurs estiment qu’il y a incompatibilité absolue entre la liberté et l’égalité envieuse. (pages 46/47)

Comme l’écrit très justement Elena Pulcini  : »Derrière l’égalité démocratique s’ourdit ainsi le travail souterrain et invisible de l’envie. Il entraîne les individus dans une compétition sourde et silencieuse visant à rééquilibrer les inégalités qui résultent de l’accès de tous aux mêmes opportunités. Issue de l’incapacité de se distinguer ou de se hausser – du fait des limites médiocres dans lesquelles l’égalité contient les aspirations – l’envie vise à rabaisser l’autre à son niveau. Si je ne peux pas être comme toi (ou mieux), je désire que tu sois comme moi (ou pire) noyé dans une masse d’individus identiques dont nul n’a le droit de se distinguer. S’instaure ainsi une tendance au nivellement, qui devient le trait caractéristique des sociétés démocratiques et se nourrit des passions tristes (ou grises). » L’envie démocratique s’oppose donc perpétuellement à la vision conservatrice du bien commun, non seulement parce qu’il est impossible de définir un bien commun à une société d’envieux, mais aussi parce que le bien commun implique des hiérarchies et que rien n’est plus antipathique à la passion envieuse. Le conservatisme apparaît donc comme un effort continuel pour refouler et limiter l’égalité envieuse. (pages 56/57)

Ces deux passages sont les plus bas du front de l’ouvrage. Certes, ils ne remettent pas en cause la qualité des 250 autres pages, mais je pense qu’il est légitime de s’appesantir dessus. D’abord, parce que je pense qu’ils représentent correctement la pensée d’une grande partie des conservateurs contemporains. Ensuite parce que, à les lire, et en gardant à l’esprit le reste des éléments du « conservatisme » tel que le décrit Jean-Philippe Vincent, on est frappé par deux éléments. En premier lieu, à quel point cette vision du monde ressemble véritablement au monde idéal d’une classe. Un monde où les dépositaires de « l’autorité » dans leurs « communautés naturelles » (comme les patrons dans leurs entreprises) seraient librement obéis (par exemple par le biais du contrat), sans que l’État ne vienne se mêler de quoi que ce soit, sauf si c’est pour faire face à « l’hubris » des « envieux » (là, alors, l’emploi du « pouvoir » est légitime), et sans que cette situation soit remise en cause, car après tout elle a l’imprimatur de l' »expérience » (en fait, du fait accompli). L’auteur évoque régulièrement l’éthique et la morale du conservatisme, mais jamais les conditions de vie matérielle des individus appelés à vivre dans le monde des conservateurs. On comprend bien sûr que le chômeur, le mineur de fond, l’ouvrier à la chaîne, la caissière, pourront compter sur l’assistance des dépositaires de l’autorité naturelle, mais seulement dans la mesure où ceux-ci en auront envie. Si celle-ci s’avère insuffisante, eh bien, les pauvres n’auront qu’à manger de la morale.

Je n’ai pas de problèmes avec la présence de cette pensée dans un ouvrage visant à décrire le conservatisme du point de vue d’un conservateur. En revanche, ce parti pris me semble obérer l’ambition du livre : après l’avoir terminé, j’ai eu l’impression d’avoir lu une description du small government conservatism, la version la plus anti-Etat du conservatisme anglo-saxon, et d’être passé à côté du reste des courants qui parcourent le conservatisme. Car, comme le marxisme, le libéralisme ou le progressisme, le conservatisme dans les pays anglo-saxons n’est pas une chapelle unie, mais un tronc commun sur lequel ont poussées plusieurs variantes. Dans le même ordre d’idée que précédemment, l’auteur remarque bien qu’il a existé des conservateurs laissant se développer l’État, mais il les écarte d’un revers de la main en considérant qu’il s’agissait de conservateurs « invertébrés » (page 219). Or, l’histoire du conservatisme comprend au contraire un grand nombre d’acteurs et de penseurs qui ont vus et voient encore dans l’État un outil puissant pour conserver ce qui leur est cher. Ainsi en est-il des One-nation conservatives au Royaume-Uni depuis Benjamin Disraeli, des conservateurs étatistes qu’étaient De Gaulle et Eisenhower ou les dirigeants conservateurs britanniques de l’après-guerre, ou encore les nationaux-conservateurs s’opposant actuellement aux dirigeants du Parti républicain américain [2]. (ce qui fait déjà un peu de monde).

Ce parti pris se traduit encore dans l’ouvrage par le rapprochement établi régulièrement par l’auteur entre le libéralisme et le conservatisme : pour lui, le libéral-conservatisme, ou conservatisme libéral, est le débouché politique le plus logique de la proximité de ces deux idéologies, le conservatisme y servant de « supplément d’âme » au libéralisme (page 244). Il convient bien qu’il existe certains écarts et effets réciproques regrettables entre le conservatisme et le libéralisme, mais rien qui ne lui semble insurmontable : il note par exemple que le libéralisme n’est pas capable de produire par lui-même les valeurs éthiques nécessaires au bon fonctionnement du marché, que le capitalisme laissé à lui-même incite à l’hédonisme ou que le libéralisme ne pense pas de place raisonnable à l’État, ou encore rejette la version la plus radicale du libéralisme, le libertarianisme. Au contraire, pour lui, le conservatisme comblera les failles du libéralisme en lui insufflant les valeurs qui lui manquent pour lui garantir son bon fonctionnement. Cette position n’est pas rare dans le milieu libéral-conservateur, où les oppositions entre conservatisme et libéralisme sont pudiquement désignées comme une « tension créatrice » qui suscite des réflexions. Mais d’autres conservateurs ont une analyse différente : le libéralisme et le conservatisme s’opposent l’un à l’autre sur un certains nombre de points, et cette opposition se traduit dans les faits par une séparation dans le mouvement conservateur : il existe un conservatisme libéral d’une part et un conservatisme national de l’autre, deux branches parties d’une même idéologie mais qui cherchent à conserver deux choses différentes.

Le conservatisme au sens large prétend s’attacher à la conservation des traditions, des coutumes et des ordres sociaux anciens. Le libéralisme prétend au contraire donner leur pleine liberté aux individus, indépendamment (ou au-delà) des traditions, des coutumes et des ordres sociaux anciens. Les revendications libérales heurtent donc périodiquement de plein fouet la stabilité des communautés et leur mode de vie. Ainsi, la construction des grandes surfaces à l’extérieur des petites villes de campagne a t-elle eu pour effet d’étouffer les petits commerces et d’assécher la vie sociale et les relations de proximité dans le cœur de ces villes. Cela est-il compatible avec les valeurs revendiquées par les conservateurs ? Pour certains non – la loi Royer, du très conservateur Jean Royer, fut ainsi introduite sous Pompidou pour limiter le développement des grandes surfaces -, pour d’autres oui – les libéraux s’opposèrent à cette loi. De même, les conservateurs valorisent particulièrement la famille et l’Église. Ces « communautés naturelles » pourraient-elles survivre s’il était accordé aux libéraux l’autorisation généralisée du travail le dimanche – le jour de la messe, le jour où les familles se retrouvent en un même jour chômé ? On voit bien ici que, pour protéger les « communautés naturelles », certains conservateurs acceptent de limiter la liberté et la propriété, ce à quoi d’autres se refusent. Et on devine que, pour limiter le laisser-faire et remplacer certains des mécanismes de marché, ces conservateurs doivent recourir à l’État, et sortent alors en partie, à leur tour, des canons du conservatisme présentés ci-dessus, tout comme le font ceux qui, pour ne pas entraver la liberté et la propriété, acceptent de laisser le libéralisme piétiner les coutumes et traditions.

De cette séparation entre conservateurs, on retrouve finalement la même séparation qu’au sein de la droite française : ceux qui sont avant tout libéraux, et ceux qui sont avant tout conservateurs voire réactionnaires. Voilà qui pourrait faire le sujet d’un autre livre !

VINCENT Jean-Philippe, Qu’est-ce que le conservatisme ?, Les Belles Lettres, 2016, 268 pages

Pour discuter de cet article, c’est ici : http://hachaisse.fr/viewtopic.php?f=2&t=84&start=1080#p309929


[1] Il a également existé deux partis démocrates-chrétiens importants, mais dont l’existence fut brève : le Parti Social Français, fondé en 1936, semblait promis à un bel avenir mais a été dissous sous l’Occupation ; le Mouvement Républicain Populaire, créé en 1944, est entré en déclin dès les début de la IVème République et ne s’est jamais relevé.

[2]https://nymag.com/intelligencer/2019/07/what-the-hell-is-national-conservativism-anyway.html , « What the hell is national conservatism anyways ?« , New York Magazine, 19 juillet 2019